Contexte et problématique

Modifié par Clemni

La ville ancienne d’Ault occupait dès le XIVᵉ siècle une partie de la plage au pied de falaises, qui comportait un port et une église. Il existait ainsi une ville haute et une ville basse. Au milieu du XVIIIe siècle, la ville basse est abandonnée à la suite des submersions répétées et aux éboulements des falaises. Victor Hugo, dans sa lettre de 1837 à Adèle Fourcher, décrit cette migration du village du bas des falaises vers les hauteurs :

« Il y a cent cinquante ans, c’était un bien plus grand village qui avait sa partie basse abritée par une falaise au bord de la mer. Mais un jour la colonne de flots qui descend la Manche s’est appuyée si violemment sur cette falaise qu’elle l’a fait ployer. La falaise s’est rompue et le village a été englouti. Il n’était resté debout dans l’inondation qu’une halle et une vieille église dont on voyait encore le clocher battu des marées quelques années avant la Révolution. [...] L’océan a eu des vagues pour chaque pierre ; le flux et le reflux ont tout usé, et le clocher qui avait arrêté des nuages n’accroche même plus aujourd’hui la quille d’une barque. »

Victor Hugo, Œuvres complètes. En voyage, tome II, texte établi par G. Simon, Librairie Ollendorff, 1910 (pp. 136-145).

Cette histoire ancienne se poursuit aujourd’hui.

Comment expliquer les risques liés à l’érosion de la falaise d’Ault et quelles sont les actions de prévention mises en œuvre pour les limiter ?

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